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Beaucaire (28/07/2013) : Pablo Aguado remporte le 1er Bolsin Terre d'Argence

 

Photo : ElTico
Photo : ElTico
Cette première édition du Bolsin Terre d'Argence a connu son épilogue ce dimanche 28 juillet dans les arènes de Beaucaire. Elle a vu la victoire du jeune Pablo Aguado, torero sévillan, coaché pour l'occasion par Ludovic Lelong, « Luisito », matador de toros français et ancien élève du Centre Français de Tauromachie, aujourd'hui retiré dans le delta du Guadalquivir.

Le lot composé de trois novillos de Alain et Frédérique Tardieu et trois Philippe Cuillé permettait aux toreros de s'exprimer. Tous ont été nobles et intéressants à différents niveaux, les Cuillé se révélant supérieurs de race.

Pablo Aguado ouvrait le cartel et s'est effectivement imposé comme le plus expérimenté des trois apprentis toreros qualifiés pour cette finale. Face à son bon premier de Tardieu, noble mais accusant un poil de faiblesse, il s'est montré dominateur et particulièrement séduisant en début de faena. Mais le mieux étant l'ennemi du bien, il a eu le tort d'insister en fin d'exercice, perdant un peu du crédit acquis avant deux pinchazos et demi hémorragique. Vuelta.

Face au quatrième, un bon exemplaire de Philippe Cuillé, Aguado réitéra une faena un peu longuette jusqu'aux deux désarmés en partie finale. Une entière trasera d'effet rapide lui permit malgré ce de couper les deux oreilles de son excellent adversaire. Deux oreilles.

 

El Galo n'a pas confirmé la réputation dont il jouit de l'autre côté de l'Atlantique. Souvent dépassé par la caste vive de son novillo de Philippe Cuillé, le jeune franco-mexicain resta électrique, brouillon, accroché, voire même désarmé par son opposant. Deux pinchazos profonds suivis d'une atravesada avant entière venaient conclure une prestation en demi-teinte du fils cadet de Michel Lagravère, apparemment pas dans un bon jour. Silence

Malgré une bonne volonté évidente et une grosse envie de séduire le public, El Galo ne fut pas plus convainquant face à son noble Tardieu, juste de force et de race. Après avoir terminé sa faena sur deux passes changées, il connut un nouveau désastre aux aciers. Vuelta auto-accordée.

 

David Garzon a connu de bons moments main basse face à son premier Philippe Cuillé, un exemplaire lui aussi noble et encasté accusant un poil de faiblesse. La copie rendue resta un peu brouillonne, bien en dessous de celle de sa demi-finale face à l'ultime Concha Y Sierra. Une entière tombée ne l’empêcha toutefois pas de décrocher une oreille. Oreille.

Le dernier de l'envoi, du fer d'Alain et Frédérique Tardieu, sauta dans le callejon et sema la panique un instant parmi les banderilleros à son retour en piste. En début de faena, il développa toutefois des charges vibrantes dans la muleta du jeune madrilène qui, un peu sur le reculoir en début de faena, se récupéra sur la fin avant une entière tendida et trois descabellos rédhibitoires. Silence.

 

Laurent Deloye ElTico

 

Voir le reportage photographique : ElTico