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"La bonne distance", par Alain Montcouquiol « Nimeño I »...

Couv Alain 21092021Dans ces courts récits, tirés pour la plupart des jours heureux où, avec son frère, le grand matador Nimeño II, ils bâtissaient une des plus singulières aventures humaines que cet art puisse offrir, Alain Montcouquiol pose un regard plein d’affection sur les hommes, leurs peines, leurs grandeurs et leurs ridicules. Un regard à la bonne distance.

Si Alain Montcouquiol n’est pas le frère d’une statue (celle qui se trouve près des arènes à Nîmes), il n’en bâtit pas moins, à travers ces lignes, un monument aux héros oubliés, aux hommes, les humbles, les pauvres, les vaincus qu’il a croisés pendant toutes ces années, et que le rêve anachronique de la corrida sublime et transcende.

La bonne distance
Collection : Faenas
96 pages
13,50 €
978-2-37856-115-4
octobre 2021

     

Né le 4 septembre 1945 à Ambert (Puy-de-Dôme), Alain Montcouquiol se retrouve à l’âge de neuf ans à Nîmes, par le hasard des mutations d’un père militaire, qui mourra accidentellement quelques mois après son arrivée dans le Gard. C’est auprès de ses camarades d’école, dans cette ville fortement marquée par la culture du taureau, qu’Alain découvre la corrida. Adolescent, à une époque où même l’aficion française considère que « si on n’a pas de sang espagnol dans les veines, on ne peut pas devenir torero », il décide de consacrer sa vie à cette aventure. Il part en Espagne avec un de ses compagnons de l’époque, Simon Casas, et choisit son nom de torero : El Nimeño. Commence alors un long et difficile apprentissage, suivi, des deux côtés des Pyrénées, par dix années de novilladas et de festivals, de triomphes et de désillusions. En 1968, il est, avec Simon Casas, lauréat de la Fondation de la vocation et l’un des principaux acteurs du mouvement des toreros français.
Au moment où Alain prend conscience qu’il n’ira pas plus loin dans la carrière, il assiste à la naissance d’un autre Nimeño, le second, son frère Christian, qu’il décide de conseiller et d’accompagner. Il en sera ainsi jusqu’au bout. Jusqu’au 10 septembre 1989 où, lors de la Féria des prémices du riz, à Arles, un taureau de Miura provoque une grave chute de Nimeño II sur les vertèbres cervicales, et une paralysie dont il ne se guérira jamais totalement. Jusqu’au 25 novembre 1991, où Christian Montcouquiol, qui ne supporte pas l’idée de ne plus toréer, choisit de se donner la mort dans sa maison de Caveirac, dans le Gard.

Aux éditions Verdier
La bonne distance
Le Fumeur de souvenirs
Le Sens de la marche
Recouvre-le de lumière (Verdier/poche)

       

(communiqué)